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Le Roi Lion 4, La Guerre des Clans
Coucou toi ! ♪

Nope ! Ne te cache surtout pas ! Je crois que je te reconnais... Mais je n'en suis pas sure. Tu ne voudrais pas m'aider à t'identifier ? C'est simple, si je te connais déjà, tu cliques sur "Connexion" et tu me rafraichis un bon coup la mémoire ! Si ce n'est pas le cas et que c'est la première fois que tes petits coussinets parcourent le forum, tu cliques sur "S'inscrire" et tu viens te présenter, pour que je te connaisse.

Ne t'en fais pas, d'habitude, je n’oublie personne. Mais là, tu es flou dans mon petit esprit...
Si tu es nouveau, va lire les réglements, te présenter et présenter ton personnage. Ensuite, si tu es perdu, les membres du St@ff (visibles sur la Page d'Accueil) sont là pour t'aider ! Choisis celui que tu préfères et pose-lui tes questions !

A bientôt j'espère ! ♫


Incarnez un lion, un guépard ou une hyène et intégrez un clan. Le Roi de la Terre des Lions, Kovu, est menacé par les clans ennemis. Saurez-vous aider Kovu ? Où à l'inverse essayerez-vous de devenir à votre tour roi de la Terre des Lions ?
 

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 Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]

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Mwanga
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MessageSujet: Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]   Dim 1 Déc - 20:55

Je venais de me réveiller. J’avais dormis longtemps. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Des vautours se rapprochaient de moi, sans doute me pensaient-ils morte.

- Désolé de vous décevoir les gars mais je suis bien vivante et j’ai l’estomac sur les talons !

Les stupides volatiles me regardèrent un instant, puis s’éparpillèrent dans une précipitation affolée quand je me jetai sur eux en espérant en croqué un. Bien sûr ils s’envolèrent tous et je ne pus que relevé la tête pour constater mon échec et les regarder partir. Je m’assis en me demandant ce que je devais faire maintenant que Maman n’était plus là pour m’aider.
Penser à elle me fit de la peine, je sentis une boule se créer au niveau de ma gorge, m’empêchant comme hier de respirer. Mes joues étaient mouillées de larmes. Je les séchai rapidement avec mes pattes, y laissant une grande traînée de poussière. Je ne devais pas pleurer ! Je devais rester forte ! Je suis courageuse ! Je ... Je devrai me laver aussi ... Ah ! Je m’en souviens maintenant ! Il faut trouvé de l’eau. De l’eau ... De l’eau ? Mais où est l’eau ? Je ne connaissais pas la réponse alors je décidai de penser à autre chose. Une énigme que je pouvais résoudre. Quelque chose que je connaissais. Quelque chose de simple. Quelque chose qui n’étais pas dangereux de penser. Qui ne risquais pas de me faire craquer. Car je sentais bien que c’était ce qui allais arriver, si je réfléchissais trop à tous ce que j’avais perdu en une semaine. Je songeai que je devais choisir où je devais allée. Je regardai autour de moi et ce que je vis me déprima. Ici tout se ressemblait.
Je partis alors dans la direction que j’avais emprunté hier pour fuir les hyènes. Enfin je pensais. J’avançais depuis une demi-heure même pas quand je fus obligée de faire une pause. Le sol dansait autour de moi, et des grandes tâches noires me brouillaient la vue. Ma gorge était sèche et je me sentais pâteuse. J’avais mal au crâne.
Je fermai les yeux mais cela n’arrangea rien, car en plus les visages de Papa, de Maman, de Rori et de Sienna se mirent à me danser devant les yeux. Je voulu hurler mais mon cri se bloqua dans ma gorges et je ne laissa s’échapper qu’un faible couinement. Je tombai sur le flan en gardant les yeux fermés. A force de trop les fuirent les images revenaient avec plus de violence encore.
Maman me regardait avec des yeux implorant et elle me répétait des phrases sans queue ni tête, de plus en plus vite. Tout à coup Papa la remplaça. Il me dit quelque chose de parfaitement compréhensible. Mais j’aurais préféré que ça ne le soit pas :

- Mwanga, commença t’il, je ne sais même pas pourquoi je suis mort ! Tu ne m’as pas montré à moi ! Qu’as tu fais Mwanga ! Je l’aurais sus je t’aurais tué moi-même ! De toute façon tu ne vaux rien ! Je suis mort part TA faute Mwanga. Tu m’as tué !

Sa voix, était trop dure. J’essayai d’ouvrir les yeux. Je n’en pouvais plus de ce cauchemar. Soudain le visage de Rori apparu. Il me regarda et il semblait très en colère :

- Mwanga, (sa voix était haineuse) je n’avais rien fais de mal ! Tu n’avais pas le droit de me faire ça ! Tu es méchante ! Tu ne mérites pas de vivre ! Moi si ! J’aurai du vivre ! C’était à toi de mourir ! Tu dois mourir Mwanga ! Je suis mort à cause de toi ! Je vais te tuer comme tu m’as tué ! Car c’est ce que tu as fais Mwanga ! Tu m’as tué !
Le visage de Sienna succéda au autre, j’aurai voulu m’excuser, je lui répétais « Pardon Sienna, pardon, c’était un accident ! » Mais elle n’entendait pas ses mots. Des mots que j’avais prononcé à haute voix, pour un visage dans ma tête ... Mais je ne pouvais pas m’arrêté. « Pardon Sienna je n’ai pas fait exprès ! Ce n’est pas ma faute ! Je te le jure » Mais elle ne me regardait pas, elle ne m’écoutait pas, elle tourna la tête et commença à s’éloigner. J’aurais voulu la rattrapée, mais mes pattes étaient trop lourdes, elles allaient trop lentement.

Puis, comme un flache je revis Rori et sa tête explosée contre le sol, il était couvert de coup de croc et de griffures. Il regardait dans ma direction et semblait me reprochais ce que j’avais fait.

Puis aussi soudainement qu’elle était apparu, l’image s’effaça pour laisser place à Papa, son flan déchiqueté, ses babines encore soulevées sur ses crocs, ses griffes sortit aux quelles étaient accroché des lambeaux de chaire. Ses yeux me regardaient, ils étaient remplis de haine à mon égare.

Puis Maman, sa blessure blanche, son poil poisseux de sang autour, et son regard qui semblait me reprocher tout ça. Je sentais encore cette odeur de pourriture, de mort, de proie.

J’étais trop fatiguée, trop seule, trop triste, trop coupable pour vivre encore. Je sentais mon cœur ralentir doucement. Quelque chose me piqua la cuisse, la douleur fusa aussitôt, vive. J’ouvris les yeux en grondant. Qui osais dérangée mon agonie ? Je regarda ma cuisse et vis un vautour qui sembla aussi surpris que moi. Dans son bec pendait un bout de peau, ma peau. Je poussa le rugissement typique des jeunes lionceaux et me releva à demi pour lui griffer le bec.

-Va t’en stupide volatile ! Tu me mangeras quand je serai morte pas avant ! File !

Le vautour s’écarta de quelques pas, et se mis à attendre. Exténuée je reposai la tête sur le sol et ferma les yeux. Aussitôt quelque chose fouilla dans ma plaie. Je me débattis violemment et cette fois je me levai pour le chasser. Dès qu’il s’envola je retombai lourdement sur le sol. Aussitôt il se rapprocha de moi. En grognant j’entrepris de le chasser de nouveau. Lorsque se fus fait je m’assis sur le sol, n’osant plus me coucher de peur qu’il revienne à la charge. Au bout de quelques minutes je levai la tête pour constater que le ciel était à son zénith quand je vis d’autres vautours. Il y en avait des dizaines qui volait en cercle au dessus de moi. Plusieurs commençai déjà à se poser. Je regarda la plaie que m’avais fait cette saleté d’oiseau et entrepris de la léchée. Je sentais la fatigue pesée sur mes épaules. Je sentais la soif me prendre à la gorge et la faim me déchirer les entrailles. Je ne parle pas de ce petit creux à l’heure du goûter. Mais de la faim dévorante qui dure depuis des jours, qui nous torture à chaque seconde et que l’on sait qu’il faut apaisée. Et il y avait cette douleur dans mon crâne, j’avais l’impression d’être trop chaude. Il fallait que je boive ! Et il y avait ces oiseaux qui se rapprochaient lentement mais sûrement. Qui me regardaient de leurs yeux noirs et mornes. Ces oiseaux qui attendaient que je meure ! Qui voulais me dévorer trips et boyaux ! J’avais le vertige maintenant, il fallait que je me couche. Ce que je fis, aussitôt le cercle se resserra. Ils n’attendaient que ça. Je les entendis piailler. Ils se battaient pour savoir qui aurait la plus grosse part. Je fermai les yeux, terrassé de fatigue. Tout de suite des becs me tirèrent la peau, des serres entreprirent de me déchirer les flans. Je me relevai en hurlant de douleur. Ils s’écartèrent hors de portée de mes coups. Et ils attendirent de nouveau. Inlassablement, ils attendraient que je sois trop fatiguée pour me relevée et ils me dévoreront vivante. Je ne veux pas finir comme ça. Je me mis à pleurer, c’était impossible de m’arrêter, les sanglots me prenaient à ma gorge. J’étouffais ! Je me laissai retomber et décidai d’arrêter de respirer, comme ça je ne mourrais doucement.

Une dernière respiration. C’est fini je ne respirerais plus. Je me couchai sur le flan et fermai les yeux. J’allais mourir ensuite les vautours me mangeraient. Au moins je ne serai pas morte sous leurs coups. Mais ils se jetèrent sur moi et entreprirent de me déchirer. La douleur montait, comme une voix aiguë, elle montait jusqu’à un point où on ne peut plus la supportée. Qu’il faut qu’elle s’arrête mais elle continue encore. Ce fût plus fort que moi. Je me mis à hurler de toutes mes forces.

Je n’en pouvais plus, je perdis connaissance en priant pour que la mort vienne vite ou pour qu’un ange me sauve. Je serai très reconnaissante à l’ange s’il ne tardait pas trop à venir me sauver. Se serai bien ...


Dernière édition par Mwanga le Sam 21 Déc - 10:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]   Mar 3 Déc - 22:24

[HS : Ce rp se déroule après la rencontre avec Kijani]

     Après le repas que j'avais dégusté avec Kijani – repas qui constituait le résultat de la première chasse depuis mon adolescence -, je m'étais assoupie. Bien sur, j'avais minutieusement porté mon choix sur un recoin bien tranquille et qui n'était pas un lieu de passage fréquent pour dormir en paix.
  Les recherches avaient été longues mais j'avais finis par me dégotter un arbre un peu reculé, dans un bon petit coin sombre. Les ténèbres m'avalèrent donc et je me laissai submerger par un sommeil lourd. Sans doute était-il tard, la nuit était tombée depuis bien longtemps.
  Les paupières fermées, je me souviens avoir songé à mon clan avant de m'endormir. J'étais leur future chef. Et oui, ils devaient me chercher. Voila aussi pourquoi j'avais privilégié un endroit dissimulé pour m'assoupir. Sitôt que je dépassais certaines heures, ma mère envoyait quelques lionnes à ma recherche.
  Je soupirai. Oui bon, c'est vrai, j'allais avoir droit à une grande morale et alors ? Je suis grande, je suis une princesse rebelle et sadique, je fais ce qui me plait. Et si elle n'est pas contente, j'égorgerai quelqu'un sous ses yeux. Après voir gouté au sang de gnou, j'ai bien envie d'avaler du sang de lion... Oui, j'y ai pris goût...
  Je savais ce que faisait ma mère. Dur de ne pas le deviner. Quand je m'en allais, elle regardait régulièrement (un peu trop régulièrement à mon goût) le cercle de lumière. Des que celui-ci prenait des teintes rouge-orangé, elle commençait à paniquer. Généralement, je rentrais dans ces eaux-là. Mais pour une fois me vint le désir fou de m'endormir ailleurs, d'explorer de nouvelles terres, de m'assoupir sur d'autres sols... Au milieux bien sur, de nouveaux paysages.
  C'est donc avec un sourire mi-provocateur, mi-vainqueur que je plongeai comme on le fait dans l'eau, dans le pays des rêves et du sommeil profond.

  Je me réveillai très tard. Pourquoi ? Tout simplement parce que les recherches de la veille pour trouver un endroit favorable pour mon sommeil avaient été longues et pénibles, et qu'il me manquait quelques heures de sommeil.
  Je m'étirai en baillant, ne désirant que m'allonger à nouveau et passer l'après-midi, voir la journée entière, sous l'ombre de l'arbre. Pourtant je ne le fis pas. Je restai debout et entrepris de courir un instant pour dégourdir mes jeunes pattes endormies.
  Je partis donc, trottinant tout d'abord, pour admirer la beauté des paysages que je ne connaissais pas encore. Puis, accélérant l'allure, le regard droit devant, je me mis à imaginer une course folle contre une proie. Haletante, j’accélérai encore, comme si vraiment je chassais quelque chose. Mais ce ne fût pas le cas. Il n'y avait que moi, lionne un peu dérangée, qui cavalcadait dans cette nature silencieuse.
  Je finis par m'arrêter, haletant comme jamais. J'aimais repousser mes limites. Au moins, j'étais sure d'être éveillée à présent. J'avais soif, du à ma course effrénée et sans but précis. J'avais chaud aussi. Que j'aimerais plonger dans l'eau fraîche...
  D'abord manger. C'est pas tout ça mais... Ça creuse la course.
  Je pris le temps de me remettre et de reprendre une respiration normale et entrepris de chercher un animal à dévorer. Tient là-bas... Un zèbre. Je le vois déjà, égorgé entre mes crocs tranchants, baignant dans son propre sang, une éternelle expression de terreur sur son pauvre visage zébré.
  Ni plus ni moins, je fonce. Je repousse encore une fois mes limites et, soufflant comme plus possible, j’accélère encore et encore... Il m'a vu, il se sauve. Hors de question.
  Je détale, je cours, j'ai faim. C'est l'instinct qui parle, et l'estomac rejoint son point de vue, il me fallait tuer cette bête. Alors je presse encore l'allure.

  Je glisse sur un caillou, manque de tomber. Fort heureusement, je reprends mon équilibre et file encore plus vite, la patte me faisant mal. Oui, j'ai fais un faux mouvement à cause de ce fichu rocher...
  Enfin, je bondis, m'agrippe. Je plante de toutes mes forces et avec délectation mes griffes dans sa chair. Il accélère, mais c'est trop tard. J'ouvre ma gueule, c'est le moment que je préfère...
  D'un coup de mes crocs puissants, je lui mords la nuque, griffe ce que je peux. C'est un vrai rodéo, sauf que ce sera le dernier de sa vie. Ce manège dure encore un petit moment.
  Le temps est long, très long et je commence à m'impatienter. Je remarque que le zèbre va tourner, je bondis sur place, infligeant tout mon poids sur ma proie, qui se casse la nuque en s'écrasant lourdement contre le sol. Le craquement des os est très clairement audible.
  Je le mords violemment à la gorge, le privant de tout espoir de vie. Je me force à manger, mais cela accentue ma sensation de soif intense. Il me faut trouver de l'eau...
  Je tire ma proie jusqu'à l'endroit précis où je me suis endormie. Nous n'étions pas très loin, le zèbre galopait dans les alentours alors que j'étais sur son dos. Il reste lourd et difficile à porter. Néanmoins, après de longues minutes éprouvantes qui me font transpirer comme jamais, j'arrive au bout de cet effort qui est de le transporter jusque sous mon arbre.
  J'inspecte, je vérifie qu'on ne pourra pas venir me la voler. Ça semble correct. Je me mets donc en quête d'eau fraîche...
  Je marche depuis quelques minutes déjà, quand je vois des vautours planer dans le ciel. Je secoue la tête, n'y prêtant pas attention. Puis... Une voix... De lionceau.

  Mes oreilles se dressent. Qu'est-ce qu'un petit ferait là ? Impossible... Et pourtant...
  J'observe, les sens en alerte. Elle à l'air perdue, mal en point. Les vautours en ont après elle.
  J'attends. Elle s'écroule. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un grand sourire sadique, dévoilant mes canines luisantes sur lesquelles il reste des traces de sang. Puis, je vois les vautours se battre pour la dévorer. J'aurais pu la sauver, mais elle morte... Je reste captivée par le spectacle, la gorge sèche. Ah... Non elle n'est pas morte, elle crie. Il suffit. Il est temps pour moi de rentrer en scène...
  Je bondis, me tiens droite et pousse un rugissement terrifiant. Les vautours ont compris, ils se sauvent en s'envolant maladroitement, ce qui m'exaspère.
  J'avance lentement, à pas doux sur le sol, en direction de la petite lionne. Mon regard est brillant, mon air neutre, intimidant. D'une voix rauque et irritée dû au manque d'eau, je demande, d'un air intéressé :

- Mais qu'est-ce que tu fais là toi... ?

  N'avait-elle pas de famille ? Elle n'avait pas l'air bien. La pauvre enfant. Qui diable peut-il oser faire ça ? J'interrogeais de nouveau :

- Tu as soif ? Moi oui. Trouvons à boire si tu le veux bien. Je peux te porter si tes pattes sont trop engourdies pour le faire.

  Mon ton s'était radouci, mais ma voix était toujours rauque. J'inspectai ses coussinets. Cette petite devait marcher depuis un sacré bout de temps. Je la regardai, l'étincelle de mes yeux mourant. Si nous ne trouvions pas à boire, nous allions mourir de soif. Après, je partagerai ma proie avec elle. C'est pas comme si je ne l'avais jamais fais. Nous, les exilés, nous étions un petit clan, mais nous devions nous entraider. Donc, nous partagions souvent. Et puis comme ça, pendant que la petite et moi, nous dévorerons le zèbre tout frais, j'essaierai d'en savoir plus.

- Rassure-moi, ton but n'était pas de te faire dévorer ? Non parce que sinon, je fais demi-tour et je te laisse avec les pigeons. J'ai l'impression qu'ils n'attendent plus que ça...

  Effectivement, les vautours s'étaient perchés sur quelques branches. J'adorais les appeler « les pigeons ». Ils regardaient la petite, l’œil fortement intéressé. Moi, ils me fixaient avec haine.
 
  Je venais tout simplement de gâcher leur repas. Je leur tirai la langue. Ça leur apprendra. Il y a des choses dans la vie, que l'on ne mange pas.

_________________


Dernière édition par Kibuwa le Sam 1 Fév - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]   Sam 21 Déc - 10:55

Je ne voyais plus rien, mais j’entendais les battements des ailes de ces oiseaux de malheurs. Je sentais leurs griffes me lacérer et leurs becs me perforer la chair. Et la douleur qui montait, de plus en plus aiguë, de plus en plus forte. J’aurai voulu réussir à l’anesthésier, comme je l’avais fait pour la vue, mais non, mon agonie ne se voulait longue et douloureuse. Je sentais aussi, je sentait l’odeur des vautours et de la mort qui semblait les accompagnés partout. Et il y avait aussi tout autour de moi l’odeur de la terre, de l’herbe, et cette odeur de lion ... Une odeur de lion ?! D’où venait elle ? Je me concentrais dessus, au moins comme ça la douleur se faisait un peu moins vive. Le lion était accompagné d’une odeur de sang et de proie. Venait-il me tuer ? J’entendis un rugissement sonore. Se lançait-il à l’attaque ? L’avantage de cet avertissement c’est qu’il avait effrayé les vautours. Ils s’étaient envolés en quelques puissants battements d’ailes. La douleur s’estompa immédiatement Je me forçai à sortir de mon semi coma. J’ouvris à moitié un œil et regarda ce lion. Je referma immédiatement l’œil en grondent, la lumière était vive, et elle m’avait aveuglé. Néanmoins j’avais pu remarquer que le lion était une lionne, à l’absence flagrante de crinière. J’essaya d’ouvrir à nouveau les yeux et en fronçant les sourcils je vis mieux la lionne, elle était très intimidante, son regard brillait et elle avançait lentement dans ma direction. Je voulu me remettre debout pour déguerpir mais je n’eus pas la force de bouger, je voulais rester coucher là pour l’éternité. Soudain elle me parla -enfin je pense qu’elle me parla à moi car il n’y avait personne d’autre dans les alentours :

- Mais qu'est-ce que tu fais là toi... ?

J’aurai voulu lui répondre, afficher des marques de respect pour ne pas me faire croquer, mais je ne pus que rabattre les oreilles sur mon crâne et ma queue entre les pattes en gémissant et en la regardant d’un air effrayée. Tout à l’heure j’avais demandé un ange, était-ce elle, cet ange ? En tout cas je décidais que tant que je ne savais pas si c’était mon ange, je continuerai à réagir comme face à une menace. Je couina encore, incapable de faire autre chose. Mon pauvre petit cœur battait à tout rompre. Elle ouvrit de nouveau les babines pour m’interroger.

- Tu as soif ? Moi oui. Trouvons à boire si tu le veux bien. Je peux te porter si tes pattes sont trop engourdies pour le faire.

Sa voix était douce mais légèrement cassée. Cette fois, je la regardai avec un réel intérêt. Si elle me donnait à boire, c’était à coup sur mon ange. En attendant de voir si elle allait me donner à boire, elle semblait vouloir une réponse. J’opinai doucement du chef, car j’étais dans l’impossibilité de mentir et de parler. C’est vraiment vrai, j’avais soif ! Et elle aussi à ses dires. Tant mieux, comme ça, si elle m’avalait tout cru, et bien je pourrais boire dans son ventre ! Diabolique non ? Là, elle recommença à parler (ça semblait lui plaire beaucoup de parler. Moi je n’avais quasiment pas décroché un mot depuis mon exclusion et je ne me souvenais même plus ce que c’était d’avoir une conversation avec quelqu’un sans avoir peur qu’il me dévore. Bien sûr j’avais parlé avec Maman mais si peu ... Il n’empêche que ce qu’elle dit là me fis très, très, très peur !)

- Rassure-moi, ton but n'était pas de te faire dévorer ? Non parce que sinon, je fais demi-tour et je te laisse avec les pigeons. J'ai l'impression qu'ils n'attendent plus que ça...

Son regard dévia vers les vautours qui s’étaient posés sur des branches à deux pas de là. Je le suivis. Je n’avais pas parler et réagit avant, mais le regard morne des vautours, la sensation de leurs becs déchirant ma peau, se fut trop pour moi. Effrayée je bondit sur mes pattes et alla agripper celle avant droite de l’ange, (car maintenant j’étais sûre que c’étais elle mon ange) Je serrais la patte de toutes mes forces et lui dit un sanglot dans la voix :

- Non, ne me laisse pas avec eux ! Tu ne peux pas faire ça !

A ce moment j’éclata en sanglot pour de bon et je ne suis même pas sûre qu’elle compris le reste de la phrase.

- Ils-ils vont m-me mang-ger ! Ne me laisse paaas !

Ma voix avait dérapé sur le "a" en faisant une syllabe plus longue que nécessaire. Mon cœur battait encore plus vite. Elle avait voulu me laisser là. Non ! Elle m’avait demandé si je voulais rester là. Avec ses bêtes qui me dévoraient. Comme si quelqu’un pouvait vouloir ça. Mais après tout s’il le voulait ça aurait été cruel de ne pas lui demander son avis et de le sauver contre son gré, le condamner à vivre. Pendant que je réfléchissais, je me rendis compte que j’avais fait un truc vraiment absurde. Je m’étais accrochée toutes griffes sortit à la patte de ma sauveuse. Des tous petits filets de sang coulaient. Doucement je rentra les griffes et enroula mes pattes autours de la sienne. Soudain, j’avais peur qu’elle prenne mal ce geste. Qu’elle me repousse, qu’elle me laisse là avec ses oiseaux de malheur. Je levai vers elle des petits yeux suppliant, trempés de larmes, et agrandis par la terreur. Pourvu qu’elle ne me repousse pas ...
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MessageSujet: Re: Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]   Ven 10 Jan - 14:54

 Alors que j'arrivais à pattes de velours vers la jeune l'enfant, je la vis ouvrir difficilement un œil, et le refermer en grognant. Étais-ce après moi, sa secouriste, qu'elle en avait ? Elle referma sa paupière. Peut-être le soleil l'aveuglait... De nouveau, ses paupières se soulevèrent pour laisser découvrir deux beaux yeux mauves. Elle me regardait, je lui rendais ce regard tout en avançant vers elle. Je n'allais pas crier pour me faire entendre. Et puis, si elle tentait quelque chose que je n'approuverais pas, je pouvais très bien le lui faire savoir.
  Pauvre enfant. Où étaient passés ses parents ? Peut-être avait-elle été abandonnée, laissée pour compte... Ou même, exilée. Oh et puis après tout, qu'est-ce que j'en aurais à faire d'une petite lionne abandonnée ? Il me vint l'idée folle, l'espace d'un instant, de la prendre dans notre clan... Après ma première réplique, je la vis rabattre ses oreilles sur son crâne, sa queue prit place entre ses pattes arrières tandis qu'elle poussa un couinement. Euh...  Une petite froussarde dans notre clan ? Surement pas, ma mère n'acceptera jamais. Toutefois, on pouvait la rendre un peu plus courageuse. Et puis, elle n'était encore qu'une petite... Qui plus est, dans une situation bien délicate. Donc, je la comprenais. J'aurais surement réagis de la même manière moi... M'enfin, ça reste à prouver.
  Elle me regardait d'un air effrayé. Non mais oh, qu'est-ce qu'elle me fait là ? C'est quoi cet air abattu ? Franchement, comme si elle avait besoin de se donner la peine d'être minable... Elle était assez pittoresque comme ça, pas besoin d'en rajouter non plus...
  Lorsque je lui avais proposé à boire, son regard me fixait avec un réel intérêt, ce qui était déjà, nettement plus agréable que son air de fausse gamine effrayée sur celui de lionceau terrifié. Enfin, elle me prenait au sérieux et plus comme le grand méchant loup. Je déclarais sur un ton maternel :

- Dis donc, tu as de beaux yeux. Et puis, arrête de me regarder comme ça, je suis pas le grand méchant lion moi... Je ne te ferai rien de mal. Je viens de tuer un zèbre, donc j'ai plus soif que faim. Si tu veux, une fois qu'on aura bu, on pourra partager ma proie. La poursuite m'a assoiffée, j'ai décidée de la manger une fois que je me serais désaltérée.

  Elle avait acceptée que je la porte d'un signe de tête. La pauvre devait avoir vraiment mal aux pattounes. J'avais envie de l'aider, de lui faire oublier tous ses problèmes, d'arriver à lui faire croire qu'un avenir meilleur attendait chacun d'entre nous... J'aurais voulu lui faire croire en des rêves irréalistes... Mes rêves, mes espérances infondées...
  Tout le monde sait, et c'est logique, qu'une lionne adulte ne peut faire qu'une bouchée d'un lionceau innocent. Mais moi, je n'étais pas de ceux-là. J'étais dans l'incapacité de tuer un enfant. Enfin, un petit fauve, parce qu'une proie... Je souris sadiquement à cette pensée, les yeux dans les airs, toujours posés sur les pigeons.
  Mais... Aïe ! Qu'est-ce que... ? Ah je vois... Je m'étais crispée sous le coup de la douleur et j'avais baissée la tête brusquement, prête à mordre. Mais, voyant que ce qui avait provoqué chez moi la sensation désagréable de se faire piquer par une bande de moustiques étaient les griffes de la petites lionne plantés dans ma patte, je me ravisai de gronder, ou même de mordre. Elle pleurait la pauvre enfant. Elle disait que je ne pouvais pas la laisser là, qu'elle ne voulait pas se faire manger... Bien que j'eus beaucoup de mal à comprendre ce qu'elle disait, je compris l'essentiel. Je remuai un peu la patte en lâchant d'un ton détaché et légèrement agacé :

- Oh oh oh... Il va se calmer le petit lionceau terrifié ? Arrête de chialer tu veux ? Ça va, j'ai dis ça va... Je vais pas te laisser là va. Tu m'as prise pour qui toi ?

  Je la fis lâcher avant de m'asseoir et d'examiner longuement ma patte. Je n'avais pas besoin de beaucoup de temps pour analyser les blessures vraiment superficielles mais je fis exprès de faire durer mon inspection. Puis, sans quitter les filets de sang du regard, après avoir donné un ou deux coups de langue pour nettoyer le tout, je lâchai, d'un air professionnel :

- Bien que tu m’aie plutôt bien attrapée pour une lionne de ton âge... Tu sais quoi ? Tu m'as vraiment bien griffée, si tu veux mon avis. (je patientai un peu avant d'achever) Félicitations, je pourrai montrer ça à ma mère, elle jugera surement possible de t'accepter dans le clan. De toute façon dans ma tête, tu en fais déjà partis, et ça, elle ne pourra pas me l'enlever...

  Ses petites griffures qui n'étaient que des blessures minimes pour moi avaient rattrapées mon jugement précédent. Elle pourrait être acceptée si j'employais les mots adéquats face à ma mère. Je me penchai et lui passai aussi quelques coups de langue vifs avant de l'attraper par la peau du coup, un peu maladroitement et de la mettre à plat ventre sur mon dos :

- Bon, j'aime pas avoir des trucs dans la gueule alors tu restes là et tu t'accroches. J'ai pas envie de te ramasser toutes les 5 minutes sur le chemin moi. On va aller boire.

  Je me mis tranquillement en route. Au bout de quelques secondes, voulant la connaître un peu mieux et savoir ce qu'elle fichait là toute seule, je commençai par lui dire :

- Ecoute-moi. On va pas tergiverser. Je te pose une question, tu réponds, c'est aussi simple que ça chez moi. Donc pour commencer... Où sont tes parents ? Tu t'es perdue ? T'inquiète, je te poserai davantage de questions quand on sera à table. Faudrait pas que j'use ce qu'il te reste d'énergie. Qui a bien pu te laisser dans un pareil état...

  Je savais bien qu'il y avait des questions auxquelles elle aurait pu ne pas vouloir répondre. Mais quand je pose une question, je veux une réponse c'est tout. Il n'y a que les lions mal intentionnés qui ne répondent pas. Ceux-là ont peur de gâcher leur plans machiavéliques en disant quelque chose qu'il ne faut pas...
   
  Aussi j’espérais qu'elle jouerait la petite fi-fille bien sage et qu'elle se tiendrait à carreaux, répondrait à mes questions et ne me poserait pas trop de problèmes...
  C'est que, je veux bien être sympa moi, mais il faut pas me fâcher hein...

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Dernière édition par Kibuwa le Sam 1 Fév - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]   Sam 1 Fév - 20:46

Je la regardais s’approcher doucement, mon pauvre petit cœur semblait vouloir percer les barreaux de sa cage pour s’envoler tel en oiseau pris au piège. La lionne ne sembla pas aimer cela car elle me dit d’un ton qui me rappelait celui qu’aurait pu prendre ma maman il y a quelques semaines :

- Dis donc, tu as de beaux yeux. Et puis, arrête de me regarder comme ça, je suis pas le grand méchant lion moi... Je ne te ferai rien de mal. Je viens de tuer un zèbre, donc j'ai plus soif que faim. Si tu veux, une fois qu'on aura bu, on pourra partager ma proie. La poursuite m'a assoiffée, j'ai décidée de la manger une fois que je me serais désaltérée.

C’était vraiment mon ange si en plus de me donner à boire elle partageait son repas avec moi, c’était presque trop beau pour être vrai, mais je ne pu m’empêcher de lui faire un petit sourire, le cœur débordant d’espoir. C’était vraiment un ange cette lionne. J’aurais voulu rester avec elle pour toujours, elle voulait bien me donner à manger et à boire ! C’était super sympa ça non ?!
Elle me parla des vautours et j’eu cette réaction idiote d’aller m’accrocher à sa patte et de me mettre à pleurer. L’espace d’un instant elle réagit comme s’y elle allait me mordre. Je me tassai sur moi et elle se ravisa. Et mon ange commenta en secouant la patte :

- Oh oh oh... Il va se calmer le petit lionceau terrifié ? Arrête de chialer tu veux ? Ça va, j'ai dis ça va... Je vais pas te laisser là va. Tu m'as prise pour qui toi ?

Comme elle me l’avais demandé je ravala mes sanglots et mis de mon mieux pour arrêter totalement de pleurer. Je carra les épaules et me redressa. Et voilà qu’au moment où je m’étais calmer, je me trouvai assise, les fesses dans la poussière et sûrement une expression ahurie sur le visage. Elle se mit à se lécher les petits filets de sang qui couraient sur son poil et au bout d’un trèèèèès long moment, juste avant que je commence à m’impatienter pour de bon, elle me dit :

- Bien que tu m’aies plutôt bien attrapée pour une lionne de ton âge... Tu sais quoi ? Tu m'as vraiment bien griffée, si tu veux mon avis. (elle fit une pause) Félicitations, je pourrai montrer ça à ma mère, elle jugera sûrement possible de t'accepter dans le clan. De toute façon dans ma tête, tu en fais déjà partis, et ça, elle ne pourra pas me l'enlever...

Avant, j’avais une expression ahurie sur le visage ? Une goutte d’eau dans l’océan à côté de la tête que je devais faire maintenant. J’étais toutefois un peu gène de l’avoir griffé. Je lui dis donc avec une petite moue :

- Tu sais, mon but n’était pas de te faire mal. Tu es très gentille avec moi, c’était idiot de te griffer, désolé.

J’écoutai attentivement qu’elle finisse car elle s’était arrêtée un moment et je demandai d’une voix intriguée :

- Tu me félicites parce que je t’ai griffé ? Ma maman elle me disait que c’est pas bien de griffer les autres lions, surtout les grands et surtout s’ils sont gentil avec moi. Ta maman elle aime bien quand on griffe les autres lions ? Et ça changerait quoi que je t’ai griffé où pas ?  Si ça ce trouve ta maman elle va me disputer et me punir parce que je t’ai griffé ...

Je sentis mon cœur faire un bon en entendant les derniers mots. Des larmes de joies me montèrent aux yeux, décidément je pleurais beaucoup ces temps-ci. Je les essuyai rapidement avec mes pattes avant, droite en premier et gauche en second. J’y laissai encore une fois des traînées de poussière. Je me rendis compte que je n’étais vraiment pas très propres ces temps-ci. Je lui répondis l’espoir dans la voix :

-C’est vrai ! Tu voudrais bien que je sois dans ton clan ? Ce serais vraiment chouette ça alors ! Mais ta Maman elle voudra bien ? Et le chef de ton clan ? Parce qu’il faudra lui demander aussi ! J’espère qu’il voudront aussi ...

Mon cœur bouillonnait de joie intense, mais je n’en oubliais tout de même pas ma fatigue. D’ailleurs elle se rappela toute seule à moi. Je tangua un moment sur mes pattes et m’écroula par terre sans avoir pu réagir. Toute étonnée je regarda un peu autour de moi et lança un regard à la lionne qui devait me trouver bien pittoresque. L’ange se pencha vers moi et ouvrit grand la gueule juste au dessus de mon cou. Effrayée, je me tassai en peu plus contre le sol, et elle m’attrapa délicatement par la peau du cou. Puis elle tourna la tête et me posa sur son dos. De plus en plus étonnée, j’allais lui demander ce qu’elle faisait quand elle se justifia toute seule :

- Bon, j'aime pas avoir des trucs dans la gueule alors tu restes là et tu t'accroches. J'ai pas envie de te ramasser toutes les 5 minutes sur le chemin moi. On va aller boire.

Aussitôt elle se mit en mouvement et pour ne pas tomber, je passai mes pattes autour de son cou en faisant tout de même très attention à ne pas l’étrangler ou la gêner dans ses mouvements. Pour ne pas glisser sur le côté, je me redressai et m’assis un peu après son échine, et laissa tomber mes pattes arrière de chaque côté. Je serrai un peu les genoux contre ses flans en faisant là aussi attention à ne pas la gênée. Cette situation était très cocasse. J’imaginai rapidement un lion qui nous verrait de loin, je pense qu’il se poserait beaucoup de question. Et se serai dans son droit. Au bout d’un instant très court alors que je m’imaginais me justifier auprès du lion de cette étrange scène, elle me dit d’un ton assuré :

- Ecoute-moi. On va pas tergiverser. Je te pose une question, tu réponds, c'est aussi simple que ça chez moi. Donc pour commencer... Où sont tes parents ? Tu t'es perdue ? T'inquiète, je te poserai davantage de questions quand on sera à table. Faudrait pas que j'use ce qu'il te reste d'énergie. Qui a bien pu te laisser dans un pareil état...

Je me concentrai pour ne pas tomber en réfléchissant à ce que je pourrai bien lui répondre. Je n’avais pas envie qu’elle sache que j’avais tué un lionceau et qu’à cause de moi mes deux parents, plus une autre lionne étaient mort. Je n’avais pas envie d’avoir à lui expliquer mon histoire. Je grognai de mécontentement, il était évident que je ne lui en voulais pas et que cette manifestation de mauvaise humeur n’était pas dirigée contre elle. Je me contenta alors de répondre à sa question sans lui expliquer pourquoi c’était arrivé. Si elle tenait sa parole de ne pas m’interroger avant d’être passer à table, ce qui signifie que j’aurai bu et manger, chose dont j’avais à l’instant un besoin vital. Elle pourra toujours me chasser après, révoltée par ce que j’avais fait, j’aurai le ventre plein. Je me dégoûtais moi-même. Profiter ainsi de cet ange qui était si gentil avec moi ... C’était franchement immonde. Mais parfois l’instinct de survie est au dessus du sens moral ... J’ouvris la gueule après ce petit moment de silence et lui dit d’une voix sombre comme si je sombrais dans l’abstisse sans fin de la folie et du désespoir ...

- Mon père est mort en nous protégeant, ma Maman et moi ... Je ne suis pas perdu, suite à une bêtise de ma part, ma mère et moi avons été exclus de notre clan. Malheureusement, des hyènes nous on attaquées hier soir dans la nuit et Maman est morte à son tour. Dû coup je suis toute seule.

Des larmes me montaient encore aux yeux. Zeus ! J’avais réussis à ne pas pleurer pendant tout ce temps et là je devenais une vrai fontaine ! Je lâchai mes pattes de devant pour les essuyer avant que la lionne ne les remarques. J’avais agit sans réfléchir car bien sûr une fois que j’eus lâcher ma prise je glissa sur le côté et n’aillant rien à quoi me rattraper, je fis une rencontre assez brutale avec le sol dont je me serais bien passée. En bon félin j’avais tordu les hanches pour retomber sur mes pattes, mais ma fatigue en décida autrement. Quand ma patte avant gauche toucha le sol, elle plia et je sentis le sol cogner durement mon épaule. Je grognai un peu désespérée. Je mis un point d’honneur à me relever aussitôt et en deux bonds je rattrapai mon ange, je me mis à marcher à côté d’elle et dit pour me justifier :

- Je vais finir par te fatiguer. Je voulais descendre de toute façon ...

Argh ! Qu’est ce que je mens mal ! La vérité était claire comme de l’eau de roche, mais pour rien au monde je n’aurai avoué que j’étais tombée comme un fruit trop mûr tombe de sa branche. Je calai mon rythme au sien et sans broncher je marchai malgré mes pattes qui me torturaient. Je sentais mes coussinets se craquelés et je devinai rapidement qu’ils allaient se mettre à saigner. Tant pis. Je ne suis pas du genre à me plaindre et je ne vais quand même pas piquer un caprice devant une lionne que je connaissais à peine, ange ou pas ange. Je faisais en sorte de ne surtout pas la ralentir. Je ne savais pas trop pourquoi, mais j’étais sûr que son clan n’aimait pas trop les lionceaux pleurnichards. Pour entretenir la conversation je demandai d’une voix entrecoupée à cause de l’effort que je devais fournir pour avancer d’un bon rythme.

- Je ne sais pas comment tu t’appelles. Moi c’est Mwanga et je suis heureuse de faire ta connaissance.

Je lui souris et la regarda en attendant sa réponse avec une impatience parfaitement dissimulée.


[HS] Désolé pour le retard ^^''''[/HS]
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MessageSujet: Re: Ange où es-tu ? [PV Kibuwa]   Lun 24 Fév - 15:29

La petite lionne me sourit, ce qui était déjà, nettement plus agréable que le visage terrifié qu'elle arborait tout à l'heure. Elle était apparemment prête à bondir, même si les forces qui occupaient son petit corps actuellement l'en empêchaient. Et ça, je le savais bien.
  Lorsque j'avais, par instinct évidemment, manqué de la mordre parce qu'elle me griffait la patte sous le coup de l'émotion qui s'était emparée d'elle, elle s'était tassée et même ravisée. Elle était peureuse ou pas cette lionne à la fin !? Je l'avais vu ravaler ses sanglots à ma demande et j'avais esquissé une petite grimace. Je n'aimais pas que les inconnus m’obéissent. Parfois même, j'ai l'impression que c'est pour se moquer qu'on exécute ce que je demande, voilà pourquoi je recherche avant tout du caractère quand je pars me balader seule. Cela me libère un peu de mon quotidien lassant que je connais sur le bout des griffes.
  La jeune lionne carra les épaules et se redressa. J'avais secoué ma patte, aussi s'était-elle retrouvée assise sur le sol, un peu brutalement soit dit en passant. Je la regardai étrangement. Elle faisait une de ces tête d'ahurie, c'était à la fois marrant et curieux.
  J'entrepris donc de lécher les petits filets de sang qui ruisselaient le long de ma patte. Je passai ensuite la langue sur mes babines. Le sang, c'est vraiment goûteux... Tout ça me donna envie d'aller manger ma proie mais la soif se fit sentir, encore plus tenaillante. Comme si je pouvais l'oublier celle-là... Tssss

  Je pouffai intérieurement en voyant sa tête se décomposer tout au long de ma tirade. Elle s'excusa de m'avoir griffé. J'accueillis cela avec mépris, et je fis un geste brusque de la tête, un geste qui méprisait ses petites excuses à deux boyaux. Le pardon ne sert à rien. C'est facile de faire mal à quelqu'un et de s'excuser après pour laver son âme. Il n'empêche qu'on a toujours mal après ! Moi, je ne pardonne pas, et c'est plus simple comme ça. Bien sur, je ne suis pas rancunière non plus... Enfin, pas trop. J'ai juste réussi à trouver le juste milieu, et je vous conseille de ne pas le connaître.
  Ensuite, elle se mit à me demander si je la félicitais quant aux griffures qu'elle m'avait infligées. Elle annonça bêtement que sa maman la grondait quand elle attaquait les autres. A cela, je grinçais méchamment, marre de devoir répondre à des stupidités pareilles :

- Ta mère doit être morte d'une manière bien misérable. Tss bien fait pour elle. Si elle inculque ce genre de leçons qui ne mènent à rien, pas étonnant que tu saches pas te battre.

  Je la poussai délicatement par terre, comme pour prouver mes dires et esquissai un fin sourire sadique à l'idée de voir son corps couvert de sang. Après quoi, je repris en haussant le ton, prenant une voix que l'on ose pas contredire :

- Avec moi tu sauras te battre petite. Dans mon clan, on s'entraide un minimum. Je ne te félicitais pas, de toute manière tu ne le mérites pas, je t'évaluais. Quant à ma mère, crois-moi, elle a autre chose à faire que punir les impertinentes dans ton genre.

  Des larmes montèrent aux yeux de la petite après que j'ai évoqué la possibilité de l'investir dans le clan. Qu'est-ce qu'il se passe encore ? C'est quoi le problème ce coup-là ? Elle a oublié un rôti de zèbre dans le four ? Qu'est-ce qu'elle va me pondre comme ânerie... ? Elle essuya ses yeux, un acte que je pris de nouveau avec mépris. Puis, elle m'asséna de questions. Y'en avait tellement que je crus mourir. Je n'écoutais que d'une oreille, les yeux figés sur ces babines qui n'en finissaient pas de s'ouvrir et de se fermer... Un instant, je me suis dit que j'étais devenue folle...

- Tu vas te taire ouais !, beuglais-je enfin, hors de moi. Silence ! Si-lence pitié ! (je poursuivis en râlant) Raaah, ce que vous pouvez être pénibles les lionceaux quand vous vous y mettez !

  Je respirais fort pour me calmer un peu. Bien sur, je savais que ce genre de comportement brusque et soudain pouvait la terrifier, et franchement ? Je m'en fichais bien. Cela ne faisait pas partie de mes priorités. Et puis, je n'étais pas coupable. Juste que je manquais parfois de patience et devoir faire la mère poule ne m’intéressait pas. Elle n'avait qu'à pas m'énerver c'est tout. Déjà que répondre à une question à la fois, c'est lassant, alors plusieurs... Bonjour les dégâts ! Finalement, je repris, le ton légèrement radoucis :

- Bien sur que je voudrais bien que tu sois dans mon clan, à condition que tu arrêtes de faire la folle. Tu m'exaspères et tu sais quoi ? Je vais te raconter un truc, le dernier lionceau qui m'a saoulé est mort de mes griffes.

  Bien sur c'était faux, mais ça faisait toujours son petit effet chez les petits qui me vénéraient et ne faisaient plus rien pour me fatiguer. Ils se tenaient à carreau maintenant, pour mon plus grand plaisir... Dans ce monde, s'il on veut la paix, il faut se donner les moyens de l'obtenir. De gré ou de force. Je poursuivis :

- T'inquiète pas pour ma mère, je l'ai dans ma poche. Je saurai quoi lui dire pour qu'elle ne puisse pas refuser. Estime-toi déjà parfaitement intégrée au clan. Par contre... (ma voix devint extrêmement sombre et menaçante) si tu trahis le clan, tu peux te considérer comme morte. Nous manquons parfois de proies et si tu penses que tuer un lionceau trop mesquin nous chagrine, tu peux te fourrer la patte dans l’œil... Cours, nous te rattraperons toujours, quelque soit ta direction, combat, nous te tuerons car l'union fait la force et tu sais quoi ? Le pire dans l'histoire, c'est que si je le veux, tout le clan peut se mettre à te haïr... D'ailleurs si j'étais toi, j'éviterais certains lions. Ceux-là aiment les lionceaux quand ils baignent dans leur sang...

  J'avais dis ça avec une étincelle de sadisme dans le regard, en souriant mystérieusement. Il ne s'agissait plus là d'une tactique pour lui faire peur. Ce que je disais était bien vrai. Souvent, lorsque la nourriture se faisait rare, certains ne se priaient pas pour proposer la mise à mort de ces « bouches en plus à nourrir ». Il pouvait s'agir de lionceaux ou de vieux lions. Quoi qu'il en soit, souvent, ces idées étaient refusées et même bannies. Les fauves qui les avaient prononcées étaient sanctionnés. Nous étions déjà peu, pourquoi nous dévorer ? Ils voulaient notre perte ou quoi ? Le monde, sans les Exilés, n'est plus.
  La petite tomba par terre. J'haussais un sourcil. C'est quoi ce clown ? Franchement cette lionne là, va falloir la rééduquer... A peine eus-je cette pensée en tête qu'elle se tassa de nouveau contre le sol. Oui, je m'étais penchée pour l'attraper et elle paraissait terrifiée. Pas étonnant en vue de ce que je lui avais dit précédemment. Elle a encore un côté sensible... La pauvre. Je me demande quelle tête elle fera quand je le lui ferai perdre.
  Lorsque je me mis en mouvement, je sentis ses pattes frêles agripper à moi. Elle m'enserra le cou. Je restai méfiante et prête à devenir agressive si elle tentait quelque chose de périlleux. Elle ne me gênait pas et ne m'étranglait pas. De toute manière, si elle essayait, c'est la vie que je lui prendrais... Elle s'assied ensuite un peu plus en arrière et laissa tomber ses postérieurs le long de mes flancs. Moi, je cherchais un point d'eau dans l'horizon, surveillant tout de même chaque mouvement qu'avait la petite.

  A l'instant où je lui avais posé quelques questions, j'avais attendu un peu qu'elle se concentre et je l'avais entendue grogner de mécontentement. Apparemment, mon interrogatoire ne semblait pas lui plaire. J'en souriais d'avance, esquissant un rictus à la fois sadique et discret. La gamine finit par me répondre que son père était mort en les protégeant sa mère et elle. Les protéger de quoi ? Que les deux femelles avaient été bannies suite à une bêtise de sa part et que sa mère était morte récemment. Mon sourire sadique s'accentua et je demandai d'une voix rauque et emplie de satisfaction :

- T'as tué quelqu'un ?

  Elle ramena ses pattes à elle, je compris qu'elle pleurait. Je fus bien surprise d'ailleurs, je pensais que voir quelqu'un pleurer emplirait mon cœur de joie et comblerait ce petit côté vengeur et sadique mais ce ne fut pas le cas. Je restai désespérément neutre, ne parvenant, ni à en rire, ni à éprouver de la compassion...
  Soudain, je sentis la lionceaune glisser le long d'un de mes flancs et s'écrouler par terre. Je m'arrêtai et lui lançai un regard empli de sous-entendus et quelque peu courroucé. Elle se releva et me rattrapa (puisque je ne m'étais pas vraiment arrêté de suite). Sa chute avait été hilarante et m'avait tout de même arraché un sourire plus doux que ce que je pouvais penser. Elle justifia qu'elle voulait descendre de toute manière ce qui faillis me faire rire.
  Elle tenta de marcher au même rythme que moi, et je savais bien que ses pattounes n'allaient pas aimer ce triste sort. Je ralentis l'allure en voyant que sa voix était saccadée sous l'effort fourni. Non non, je vous vois bien venir avec vos mauvaises pensées. Je ne me suis pas mise à devenir douce et tendre avec elle uniquement parce que je m'étais mise à l'apprécier, non... Je faisais juste ça pour éviter qu'elle ne tombe de fatigue et que je doive encore la porter. Si vous n'aviez pas envisagé cela, permettez-moi de vous dire que vous me connaissez mal. C'est un petit peu vexant depuis le temps qu'on se connait...

  Je lâchai, histoire de discuter :

- Kibuwa. Je ne dirais pas que je suis ravie. Je n'aime que les lions qui savent me montrer qu'ils méritent ma reconnaissance à long terme. Mais... Disons... Que tu pourrais être une exception. Si tu t'en donnes la peine.

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